Publié par : marycera | 18 novembre 2009

Pourquoi?

Vous irez lire un billet plus loin qui explique pourquoi. Pourquoi tant de silence sur un même blogue.

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De c’te temps-là (ah, j’aime l’expression!) j’travaille pas mal à ben d’autres affaires que ma carrière. C’est pour l’argent. C’est pour payer ma vie. Quand tu penses à ça, c’est cher pareil, une vie.  On doit payer à d’autres gens pour manger. Pour habiter. Pour s’habiller.

J’y réfléchissais et… À part quand t’es vraiment riche, ça peut pas faire l’affaire de ben des gens de travailler autant pour le droit de pas mourir de faim ni de froid. Ça doit être l’espoir de devenir riche un jour qui encourage. Parce que sinon… on embarquerait pas à peu près dans le communisme! Mais on se dit: “Si jamais un jour je deviens milliardaire… j’peux pas perdre la chance de pouvoir acheter tout ce que je veux!”

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Pourquoi je pense à ça? J’sais pas. Pourquoi j’en parle? J’sais pas. Ça doit être le café.

 

Publié par : marycera | 6 novembre 2009

Miss café

Je dois arrêter de boire du café. Pourquoi? Parce que ce n’est pas bon, trop de café. Comme rien n’est jamais bon quand il est précédé du mot trop. Trop, c’est comme pas assez.

Je dois manger plus de légumes verts. Pourquoi? Parce que c’est bon, des légumes verts. Comme tout est toujours mieux quand il est suivi du mot plus. Plus tu pédales moins vite, moins t’avance plus vite. (ok, ça n’a rien à voir, mais c’est la seule expression que j’ai trouvée qui débutait par “plus”.)

Je ne bois pas beaucoup d’alcool, ça, c’est bien.

En revanche, je bois peut-être trop de lait. Peut-être dû au fait que je bois beaucoup de café au lait. Donc, si je réduisais ma consommation de café, je réduirais par le fait même ma consommation de lait. Tout est relié, je me sens comme dans un film de science fiction où notre vie est menée par des machines.

Je ne me shoot pas à l’héro. Il paraît que c’est un plus dans vie.

 

Je suis impertinente sur mon propre blogue. Il paraît que je m’en torche.

 

Publié par : marycera | 3 novembre 2009

Comme ça…

Je vous avoue qu’aujourd’hui, je me force à vous écrire. Je suis dans les boîtes par-dessus la tête, j’attends la laveuse/sécheuse et le poêle/frigidaire et j’apprivoise tranquillement mon nouveau chez-moi.

Alors “quessé que je fais icitte, criss.”

 

Publié par : marycera | 29 octobre 2009

Le notaire, ce mystère

Hier soir, nous l’avons fais. Nous avons signé tous les papiers confirmant que nous sommes maintenant des propriétaires. Dimanche, nous emménagerons dans un condo neuf, avec notre petit chien toiletté (pour l’occasion!) et nos meubles tout neufs.

Enfin, un décor qui vient de nous. Exit, le décor constitué des meubles que tout le monde nous donne. Les sofas de ma tante, la table de mon beau-père, les électros du temps du mariage de ma mère, deux-trois tables IKEA un peu abimées (parce qu’on s’entend tu que c’est de la marde IKEA), des lampes passées date. Cette fois-ci, on a dépensé. On a fais rouler l’économie.

Il paraît que c’est un trip de filles, le trip du chez-soi. Que ça remonte à l’époque où l’homme partait chasser et la femme restait à la maison. J’imagine qu’il devait y avoir le même genre de chicane, où la femme pète une coche à son mari parce qu’elle est écoeurée qu’il n’y ait pas encore de murs à leur maison même s’il lui a promi de le faire depuis des semaines. Elle devait en profiter pour lui ramener sur le nez une vieille dispute: “Pis les criss de plats en terre cuite de ta mère passés date, j’m'en va les jeter si ça continue comme ça!”

Aaaah…. le couple. Je l’aime, mon chum. Pis j’ai hâte de lui crier après pendant qu’il va faire des rénos.

Publié par : marycera | 28 octobre 2009

Pourquoi vouloir maigrir.

Parce que je m’en vais dans le sud en janvier.

Ok, ce n’est peut-être pas une bonne raison aux yeux des amateurs de femmes rondes. Ni aux yeux des féministes qui rêvent de tirer les mannequins à bout portant. Ni aux yeux de ma mère qui m’aime donc comme je suis.

Bien que je ne sois pas ronde, je n’ai pas l’air d’une ligne droit infiniment longue. Je suis moyenne. Et ça, c’est moche. Être moyenne. Parce que ça veut dire que t’es juste normale.

Quand t’es maigre, on te remarque sur la plage et on te trouve sexy.

Quand t’es ronde, tu es membre du site vivelesrondes.com. Tu sors avec un gars qui adore ton cul rebondit et bien présent. Tu magasines chez Addition Elle et tu es fière d’afficher tes formes. (ok peut-être pas toujours mais disons que pour mon article c’est ça, ok?)

Quand t’es moyenne, tu portes le extra-large de chez Château mais tu es trop mince pour t’habiller chez Addition Elle. Ton bikini laisse voir un petit bourrelet tandis que les maillots “one-piece” te donnent l’air de peser 400 livres.

Alors j’ai le choix: me mettre au régime ou m’empiffrer de 14 barres Mars par jour en espérant acquérir mon membership des sites de femmes rondes.

Je dois quitter pour travailler mais je reviens compléter ça ce soir… Parce que la graisse, esti que ça m’inspire.

Publié par : marycera | 27 octobre 2009

Fait chier.

C’est de même. Pouvais pas faire autrement que de choisir un titre semblable pour ce billet. Présentement, je suis en beau torvis. Torvis, ça me semble pas pire comme équivalent à ciboire. Mais avouons-nous le, ça sonne fif. Alors je suis en beau ciboire. Ça fait plus d’un mois et demi que je vais au gym. Cinq fois par semaine. Que je m’entraîne comme une folle. Que je ne mange pas de cochonneries. Que je compte mes osti de calories. Et sur la balance: rien.

J’veux bien croire que je prends de la masse musculaire, mais outre que sur la balance, ma shape est pas mal la même. Pas une once de gras de perdue, donc?

Ça me met en criss. Ça me fait chier comme vous ne pouvez pas vous l’imaginer.

Parce que je ne comprends pas. C’est quoi, le problème? Je ne comprends juste pas. Je suis allée voir une nutritionniste. Je fais la même chose. Ça a déjà fonctionné. Pourquoi plus maintenant?

Arrrgh. Je rage. Désolée de mon impertinence mais ma seule conclusion est: je suis enceinte.

Publié par : marycera | 26 octobre 2009

Ce que je ne dirai jamais.

Quand je débats, je débats fort. J’me débats autant que je peux, j’obstine, je remets en question, j’ai la tête dure. On me prend pour une arrêtée, un poisson plein d’arêtes, pas moyen de m’atteindre, j’ai raison. Vous avez tort, j’ai raison. Je laisse croire que je crois que vous avez toujours tort.

Et puis…

Quand je discuterai du même sujet avec une autre personne, je débattrai peut-être votre point de vue. Mais cela, vous ne le saurez jamais. Car l’important, c’est de vous faire croire que je ne vous laisserez jamais avoir raison.

Publié par : marycera | 25 octobre 2009

La salle de répétition

Il était là, la gueule en sang. Il ne semblait pas y porter attention, plutôt concentré à compter ses pas de danse. Je pouvais suivre le décompte sur ses lèvres. Un, deux, trois, quatre. Cinq, six, sept, huit. Le sang séchait tranquillement sur le bord de ses lèvres, formant une fine croûte rougeâtre.  De loin, on aurait pu croire que le danseur maquillait ses lèvres de rouge à lèvres, exagérant le trait au point de se dessiner une bouche trop charnue.

Je n’arrivais pas à imaginer qu’un type lui avait foutu son poing sur la mâchoire. Dans mon livre à moi, un danseur de claquettes représentait quelque chose d’assez inoffencif. Je n’arrivais qu’à une seule conclusion: il se l’était foutu lui-même. Le poing. Ou le soulier à claquette, qui sait. Il dansait toujours, mine de rien, répétant sans arrêt les mêmes mouvements.

Un homme pénétra alors dans la pièce. Je m’étais cachée derrière un arbre géant, visiblement le décor d’un spectacle pour enfants. J’observai la scène, muette. L’étranger enfila ses chaussures. Il trébucha un peu, provoquant un bruit de claquettes cacophoniques qui n’allait pas du tout avec le rythme parfait du saigné. Il figea. Ils figèrent. Nous figeâmes. Je n’avais pas le choix de figer, le silence pouvant me trahir à présent. L’homme au sang porta sa main à son visage, décrochant les croûtes qui y pendouillaient. L’étranger ne bougeait toujours pas. La lueur dans ses yeux transpirait la peur, l’appréhension et, un peu de myopie, me semblait-t-il. J’étais visiblement dans son champ de vision mais il m’ignorait. Il fixait plutôt le danseur en sang, alors que celui-ci se déchaussait, tranquillement. Pourquoi ce silence? Qu’allait-il se passer? Qui étaient ces gens? Ma curiosité me poussait de toutes ses forces à assister à cette scène. Cette scène qui allait me poursuivre pour le reste de ma vie.

 

À suivre… un jour.

Publié par : marycera | 21 octobre 2009

On déménage!

Les soucis du condo. Quel meuble on va mettre où? Quelles chaises allons-nous acheter? Est-ce qu’on met deux bureaux dans le bureaux? Shit, je n’ai pas de rideaux. On peinture? On laisse ça blanc?

C’est là que j’en suis.

J’ai quelques boîtes de faites, plusieurs autres complètement vides. Manque de motivation? Ben quin! Qui peut avoir la motivation de faire des boîtes sauf à la dernière minute quand le camion de déménagement attend dehors? Imaginez. Je déménage à côté de chez moi. Pas à côté comme l’expression qui veut dire proche. À côté comme à côté. Alors les boîtes… j’en ferai pas. J’vais déménager une assiette à la fois.

Je n’ai jamais vu de chaîne humaine. C’est le temps ou jamais.

Publié par : marycera | 14 octobre 2009

Cendrillon et cie

Benoît Lefebvre mène une petite bataille contre les Cendrillon de ce monde, les envoyant sans retenue au Donjon. Je n’ai pu m’empêcher de “répondre” ici. Je vous invite d’ailleurs à aller lire son article avant de continuer ici.

http://www.journalmetro.com/paroles/article/339399–au-donjon-cendrillon

En lisant son texte, j’ai pensé à ma mère. À ma mère, qui, dès mon très jeune âge, refusait qu’on m’achète quelconque Barbie ou poupée. Ma mère qui ne m’a jamais fais percer les oreilles pour ne pas m’imposer ce “stéréotype” ou cliché que toutes les filles ont les oreilles percées. Ma mère qui a exactement la même opinion sur Cendrillon: une fiction beaucoup trop loin de la réalité. Elle est féministe, ma mère. Bien sûr, j’ai joué à la poupée. Mais l’idée de devenir femme au foyer asservie à mon mari… je n’ai même pas eu l’occasion d’y penser 1 quart de seconde!

Ma mère me répétait souvent: “Tu sais, ça se peut un jour que ton chum te laisse.”

Évidemment, cette éducation n’a pas fait de moi une écervelée qui attend l’histoire d’amour parfaite. Je n’ai jamais attendu le prince charmant. Ma mère m’avait assez répété qu’ils n’existaient pas, ces princes. J’en ai eu des chums, dès le secondaire. J’me suis embarquée dans des relations qui se voulaient sérieuses, j’en ai crissé quelques uns là… J’me suis fais trahir, j’ai pleuré. Et le jour où j’ai rencontré un gars avec qui tout était plus simple, j’ai compris que cette relation-là n’était pas comme les autres. Que ce gars-là pouvait être le “bon”. En me répétant par contre, et cela, très souvent: “Tu sais, ça se peut qu’un jour ton chum te laisse!”

L’éducation qu’on reçoit nous façonne. Mais si vous lisez un peu plus bas sur ce blogue, vous verrez que ça ne m’empêche pas de fantasmer sur un personnage de Twilight, comme une parfaite écervelée! Oui, j’ai cru tomber en amour avec le vampire. (soupir)

J’ose donc croire que même au Donjon, Cendrillon aura toujours une petite place dans le coeur de bien des filles. Malheureusement, ou pas, c’est selon.

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