Publié par : marycera | 9 février 2010

J’suis vieille.

J’ai réalisé il y a environ trente minutes que je suis définitivement une vieille personne.

Je marchais dans la rue avec mon chien, je chillais en bon français. (ouais bien… je ramassais aussi un tas de merde que mon chien venait de laisser tomber de son derrière et à ce moment là on peut pas vraiment dire que je chillais mais bon, ça c’est durant un faible pourcentage de la marche). Tout portait à croire que je suis bel et bien une personne bien normale.

Ma démarche n’est pas originale, mon manteau d’hiver assez banal, mes cheveux ni trop mis en pli, ni gras.

Mais. MAIS.  je me suis parlée toute seule. TOUTE SEULE. Je me parle à moi-même et ce, contamment. Je viens de réaliser ça.

Douleur.

Douleur dans la poitrine.

Il y en a qui réalisent qu’ils ont vieilli quand ils ont des reflux gastriques. Ou tout simplement parce que leurs oreilles commencent à allonger (mais ça, ça commence pas à 25 ans). Quand tu te parles à toi-même, pis que tu ne fais même plus attention à voir si des gens aux alentours te voient te parler à toi-même, t’as fucking vieilli.

Alors voilà tout le monde: J’SUIS VIEILLE.

Après la crise du quart de siècle, voici la crise de la fille qui va avoir 26 ans cet été et que 26 ans c’est plus proche de 30 que de 20, pis que là j’vais pouvoir vraiment dire « Ouin ben… on a pus 20 ans », pis ça, c’est pas une phrase que j’avais hâte d’avoir le droit de dire.

Publié par : marycera | 8 février 2010

Ma rage au volant

Hier soir, en revenant de chez mon père (qui en passant habite sur une route provinciale et donc une route sur laquelle les gens roulent de 90 à 125 km/h et ce, malgré les courbes et les ceuves et les croches de débiles) il y a un automobiliste qui a décidé d’atteindre ma limite. Quand je dis limite, je parle de la limite qui se trouve entre mon état normal et mon état hystérique.

L’entrée où nos voitures sont stationnées est donc directement sur la dite route. Il est près de 23 heures, je recule le cul de ma Civic sur l’accotement (on fait toujours ça, car il y a une courbe (ou ceuve ou croche) juste avant la maison de mon père et donc on ne peut pas voir si dans 2 secondes une voiture va apparaître dans notre face et donc nous foncer dedans à une vitesse de 90 à 125 km/h.

Je recule mon cul. Je regarde. Personne. Je m’engage. 30, 50, 80, 90 … km/h. Je n’ai pas le temps de me rendre à la vitesse voulue qu’un OSTI de mongol me colle au cul et se met à flasher ses lumières. Au départ, je crois que mes lumières ne sont pas allumées. Non, ce n’est pas ça. Il continue à les flasher. Je me dis que s’il veut rouler mille km/h, il n’a qu’à me dépasser. Je continue à rouler, mais la rage faisant son chemin dans mes petits chemins de corps, je décide de ralentir parce que je suis en beau ciboire.

On se demande si le gars est pas en train d’écouter L’heure JMP en reprise, en audio, dans son char. Car plus je ralentis, plus il les flashe ses lumières. MAIS POURQUOI IL NE ME DÉPASSE PAS?!?

 Je décide de me ranger sur le côté car forcément il y a quelque chose qui cloche. Je me range.

Le gars continue sa route.

LE CIBOIRE DE MANGEUX DE MARDE.

Je me réengage sur la route. J’accélère en esti. Je le colle au cul. Et je lui flashe mes lumières comme une ostie d’enragée folle sans bon sens. Tellement que mon chum me dit: Ok c’est beau Marie…

NON C’EST PAS BEAU. TU VIENS PAS ME FAIRE CHIER POUR AUCUNE OSTIE DE RAISON.

Si j’avais eu des oeufs dans mon char, je lui aurais garoché dessus. Honnêtement, je ne sais pas jusqu’où j’aurais pu me rendre. La rage au volant mes amis, ça arrive pas de nul part. Ça t’en prend un maudit épais pour te déclancher ça.

Publié par : marycera | 4 février 2010

Si j’avais du poil

Se faire flatter dans le sens du poil, voici comment.

En faisant partie du top 100 des personnalités du millénaire de Martin Petit.

Voir ici la liste

J’viens de me rendre compte que j’en fais partie, je trouve ça trop drôle!

Merci, Mart. Au plaisir de travailler en malades sur tous ces projets cette année.

Publié par : marycera | 3 février 2010

Ces distractions

Je fais face à mon laptop, mes ongles rouges prêts à pianoter le clavier, je m’apprête enfin à écrire.

Le chien jappe, le téléphone sonne, le micro-ondes me rappelle que le bol de soupe est prêt depuis 3 minutes, l’alarme d’incendie part, y a un gars qui scie de quoi autour, j’ai envie de pipi, de me moucher, j’ai froid aux pieds, ça me pique dans le dos là où je ne me rends pas, je reçois un colis de UPS qui ne m’est pas destiné, le chien me gosse pour jouer, y a une araignée qui passe devant moi je dois la tuer, je cherche des essuies-tout pour ramasser le cadavre, je me sens un peu mal et fatiguée, je me fais un café, manque de lait je pars au dépanneur…

Je reviens, c’est l’heure du souper, pis j’ai rien crissé.

Publié par : marycera | 29 janvier 2010

Je me force

Je me force à écrire ici car j’ai la tête qui  bouillonne d’idées pour un autre projet et ça commence à sentir la soupe dans ma tête.

Mais il faut bien entretenir son blogue, c’est comme un couple. Il faut être présent, savoir écouter, prendre des décisions, tout le kit!

Alors voilà, je vous écoute.

Je vous caresse.

Je vous fais l’amour car c’est jeudi soir.

Et je vous rappelle que demain on a un souper.

Bonne nuit chéri(e)s.

Publié par : marycera | 27 janvier 2010

La lourdeur

Il y a les gens lourds de graisse.

Les gens lourds de cash.

Et les gens lourds tout court.

On peut en parler durant des heures, voire même toute une nuit, autour d’un bon verre de vin (que je ne boirai pas car moi pas aimer vino). Mais parlons en, une fois pour tout.

Quand ils sont loin, ça va. On les voit, on les sent, presque, mais ils ne nous atteignent pas vraiment. On sait que la fin approche, que ce moment paisible où tout est pertinent ne durera pas. Et lorsqu’ils s’approchent, tranquillement, jusqu’à ce qu’ils soient tout prêts… PAN PAN PAN, TA QUA TA DAN!!!!

Ils nous envahissent. Avec leur discours sans fin, morne et monotone et monochrone et monosourcil, mononucléose et monophone, mono, mono, argh! Je veux mourir. À ce moment, je pourrais mourir. Partir, déguerpir de ce monde, la fatalité me paraissant le choix logique devant une telle lourdeur.

Ils témoignent. Ils ne cessent de raconter des expériences personnelles. Mais le plus souvent, des expériences qu’une tante ou une voisine a vécu, un ex-beau-père, une connaissance. L’histoire dure beaucoup trop longtemps, l’introduction quant à moi plus longue qu’un livre de Proust lu par un ado qui vient de se faire enlever les dents de sagesse.

MAIS LE PIRE.

C’est que ce, ou ces témoignages sont racontés à des moments où NON, ça n’a aucun RAPPORT, ni LIEN, ni SENS, ni PERTINENCE, ni fuck all avec ce qui se passe au moment où la personne lourde partage sa vie. Notons comme certains de mes endroits préférés le salon funéraire, un cours à l’Université, à la caissière du Super C le samedi soir à 17heures alors que le gouvernement limite les épiceries à seulement 5 caisses ouvertes, quoi donc aussi? À la télé, à la caisse, dans la salle d’attente d’une clinique sans rendez-vous, chez vous, chez nous, partout, PARTOUT, PARTOUT, ARGH!

Ils nous envahissent.

Publié par : marycera | 26 janvier 2010

Galaxie Flashback des années 70

Une des seules raisons pour lesquelles je suis encore avec Videotron. Illico pis Galaxie. Putain qu’ils font chier avec leurs attrapes-moi-même, Québécor.

J’aime ça, entendre de la musique différente de mon Ipod, une fois de temps en temps. Sans les rires faux et énervants des animateurs de radio. Vive Galaxie pour le silence court et paisible entre chaque morceau.

D’ailleurs, ces temps-ci, je passe pas mal de temps dans mon char. Qui dit char, dit radio. Qui dit radio dit… je finis toujours à radio-can. Non mais, j’veux de la musique. Ou des paroles intéressantes. Pas un entre deux. Pas des caves qui font des gags PLATES et qui rient pendant 4 minutes du dit gag, en promettant qu’il y aura un moment donné une toune, pis que dans 97% du temps, c’est du Lady Gaga.

Laissez-moi mourir.

Je l’aime, la folle. Est tight, elle se costume pis toute. Elle fait du pop honorable. Dans un bar quand j’suis chaude, ça fait l’affaire. Mais quand t’es dans le traffic, tu veux pas ça. Tu veux du bon.

Mais pourquoi je ne me grave pas des cd? Mais pourquoi je ne branche pas mon Ipod?

Parce que j’aime Homier Roy le matin, pis Désautels le soir. Mais ni l’un par en arrière, n’allez pas vous méprendre.

Publié par : marycera | 12 janvier 2010

Me croyez-vous?

Me croyez-vous si je vous dis que mon sapin de Noël trône toujours dans mon salon?

J’ai la volonté de faire mon lit. De vider le lave-vaisselle. De partir un lavage. De le transférer dans la sécheuse. De le plier, même. Mais le maudit sapin…. pas capable. Par chance, c’est un faux. Il ne risque pas de se désintégrer lui-même en se putréfiant dans mon salon. Quoique… j’dis pas non à un sapin qui disparaît tout seul.

Publié par : marycera | 11 janvier 2010

Ouf!

Un mois de passé sans que je puisse m’en rendre compte. C’est ce qui vient de m’arriver. On dit que plus on vieillit, plus le temps passe vite. Je commence à croire les vieux fous qui nous radottent cette phrase trop souvent à mon goût.

Le curseur se fait aller alors que je vous écris sans vous écrire. Je suis bel et bien dans l’espace pour créer un nouveau billet sans toutefois trouver quoi dire. Je n’ai rien à dire mais tout à écrire, pis ça paraît pas.

Ça me fait penser aux matins où je suis incapable de me lever du lit. Je me réendors continuellement et plus je dors, plus je sens la fatigue me gagner. Je me réveille enfin, après plusieurs heures, plus fatiguée que jamais. Ironique, n’est-ce pas? Alanis aurait dû en faire mention dans sa toune.

Je vous écris et vois du coin de l’oeil mon sapin de Noël. Je devrais le ranger, plutôt que de vous importuner avec mes impertinences.

Alors adieu, je reviendrai bientôt.

Publié par : marycera | 9 décembre 2009

Les fautes de Français, ça m’énarve

Oui, ça m’énarve.

Je ne vous parle pas ici des fautes de frappe, ni des petites fautes d’inattention. Je ne vous parle même pas des fautes dites niaiseuses.

Je vous parle de cette faute que trop de gens font et trop souvent. Cette faute que je croise à peu près tous les jours sur Facebook, entre autre. Je vous parle de cette fois où, pour une raison obscure, vous mélangez le futur au conditionnel. Comment osez-vous?

Quand tu veux dire à quelqu’un que tu n’iras pas à quelque part, tu dois dire: « Je n’irai pas. »

Pas « je n’irais pas. »

Qu’essé ça? C’est quoi l’obsession de rajouter un « s » à la fin du verbe qui est supposé être conjugué au futur fucking simple? Je suis à la veille de devenir comme le Détesteur blogueur et de tous vous détester.

 

Messages Plus Anciens »

Catégories