Hier soir, en revenant de chez mon père (qui en passant habite sur une route provinciale et donc une route sur laquelle les gens roulent de 90 à 125 km/h et ce, malgré les courbes et les ceuves et les croches de débiles) il y a un automobiliste qui a décidé d’atteindre ma limite. Quand je dis limite, je parle de la limite qui se trouve entre mon état normal et mon état hystérique.
L’entrée où nos voitures sont stationnées est donc directement sur la dite route. Il est près de 23 heures, je recule le cul de ma Civic sur l’accotement (on fait toujours ça, car il y a une courbe (ou ceuve ou croche) juste avant la maison de mon père et donc on ne peut pas voir si dans 2 secondes une voiture va apparaître dans notre face et donc nous foncer dedans à une vitesse de 90 à 125 km/h.
Je recule mon cul. Je regarde. Personne. Je m’engage. 30, 50, 80, 90 … km/h. Je n’ai pas le temps de me rendre à la vitesse voulue qu’un OSTI de mongol me colle au cul et se met à flasher ses lumières. Au départ, je crois que mes lumières ne sont pas allumées. Non, ce n’est pas ça. Il continue à les flasher. Je me dis que s’il veut rouler mille km/h, il n’a qu’à me dépasser. Je continue à rouler, mais la rage faisant son chemin dans mes petits chemins de corps, je décide de ralentir parce que je suis en beau ciboire.
On se demande si le gars est pas en train d’écouter L’heure JMP en reprise, en audio, dans son char. Car plus je ralentis, plus il les flashe ses lumières. MAIS POURQUOI IL NE ME DÉPASSE PAS?!?
Je décide de me ranger sur le côté car forcément il y a quelque chose qui cloche. Je me range.
Le gars continue sa route.
LE CIBOIRE DE MANGEUX DE MARDE.
Je me réengage sur la route. J’accélère en esti. Je le colle au cul. Et je lui flashe mes lumières comme une ostie d’enragée folle sans bon sens. Tellement que mon chum me dit: Ok c’est beau Marie…
NON C’EST PAS BEAU. TU VIENS PAS ME FAIRE CHIER POUR AUCUNE OSTIE DE RAISON.
Si j’avais eu des oeufs dans mon char, je lui aurais garoché dessus. Honnêtement, je ne sais pas jusqu’où j’aurais pu me rendre. La rage au volant mes amis, ça arrive pas de nul part. Ça t’en prend un maudit épais pour te déclancher ça.