Benoît Lefebvre mène une petite bataille contre les Cendrillon de ce monde, les envoyant sans retenue au Donjon. Je n’ai pu m’empêcher de “répondre” ici. Je vous invite d’ailleurs à aller lire son article avant de continuer ici.
http://www.journalmetro.com/paroles/article/339399–au-donjon-cendrillon
En lisant son texte, j’ai pensé à ma mère. À ma mère, qui, dès mon très jeune âge, refusait qu’on m’achète quelconque Barbie ou poupée. Ma mère qui ne m’a jamais fais percer les oreilles pour ne pas m’imposer ce “stéréotype” ou cliché que toutes les filles ont les oreilles percées. Ma mère qui a exactement la même opinion sur Cendrillon: une fiction beaucoup trop loin de la réalité. Elle est féministe, ma mère. Bien sûr, j’ai joué à la poupée. Mais l’idée de devenir femme au foyer asservie à mon mari… je n’ai même pas eu l’occasion d’y penser 1 quart de seconde!
Ma mère me répétait souvent: “Tu sais, ça se peut un jour que ton chum te laisse.”
Évidemment, cette éducation n’a pas fait de moi une écervelée qui attend l’histoire d’amour parfaite. Je n’ai jamais attendu le prince charmant. Ma mère m’avait assez répété qu’ils n’existaient pas, ces princes. J’en ai eu des chums, dès le secondaire. J’me suis embarquée dans des relations qui se voulaient sérieuses, j’en ai crissé quelques uns là… J’me suis fais trahir, j’ai pleuré. Et le jour où j’ai rencontré un gars avec qui tout était plus simple, j’ai compris que cette relation-là n’était pas comme les autres. Que ce gars-là pouvait être le “bon”. En me répétant par contre, et cela, très souvent: “Tu sais, ça se peut qu’un jour ton chum te laisse!”
L’éducation qu’on reçoit nous façonne. Mais si vous lisez un peu plus bas sur ce blogue, vous verrez que ça ne m’empêche pas de fantasmer sur un personnage de Twilight, comme une parfaite écervelée! Oui, j’ai cru tomber en amour avec le vampire. (soupir)
J’ose donc croire que même au Donjon, Cendrillon aura toujours une petite place dans le coeur de bien des filles. Malheureusement, ou pas, c’est selon.